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Les mérites de la stratégie boer selon Henri Bourassa (1915)

Rigueur calviniste ou «bonne entente» franco-catholique Christiaan de Wet et Louis Riel : deux poids, deux mesures La Première Guerre mondiale éclate à l'été 1914. Le Royaume-Uni se trouve impliqué quand l'Allemagne viole la neutralité belge, le 4 août. Les dominions du Canada et de l'Union sud-africaine, membres de l'Empire britannique, sont engagés dans le conflit de manière automatique. Or, la guerre accroît les tensions en Afrique du Sud. Des plaies mal refermées menacent de rouvrir: Les anglophones acceptèrent l’entrée en guerre comme un devoir patriotique; mais les Afrikaners se divisèrent. Certains, suivant en cela le Premier ministre de l’Union, le général Louis Botha et le général Ian [sic] Smuts, son ministre de la Défense, affirmèrent leur solidarité avec la Grande-Bretagne. D’autres, alignés sur la position du général Hertzog, fondateur du Parti national, prônaient la neutralité tant que le pays n’était pas attaqué (Lugan, 2020, p. 575-576). Londres demande ...

Boers et Canadiens français : même combat!

 

La couronne de Laurier : sir Wilfrid et la seconde guerre des Boers (1899-1902)

Figure 1      En haut à gauche, Les Débats , 24 juin 1900, page 1. En haut à droite, dessin de Wilfrid Laurier fait par Henri Julien en 1899 (Marsh et Laurendeau, 2016). En bas, Ryan, 30 décembre 1899, page 1. Laurier se demande avant Lénine : « Que faire (Bélanger, 1986, p. 239)? » Wilfrid confie en privé qu’il préférerait ne pas envoyer de troupes en Afrique. Sa position rejoint ses compatriotes du Québec. Les impérialistes qui lui forcent la main le « répugne ( Ibid ., p. 240) ». Il obtient le rappel du major-général Edward Hutton le 12 février 1900. Cela dit, manifester le loyalisme du Canada à l’étranger ne trouble pas outre mesure Laurier. « [Il vouerait sa] vie à une œuvre d’entente, d’union, de paix, d’amitié, de fraternité entre les différentes nationalités du Canada (Wilfrid Laurier cité par Rumilly [s. d.]a, p. 233). » La réalité s’avère plus terre à terre. Le premier ministre de 57 ans se flatte surt...

Un souci didactique : ne pas surcharger les cartes

  Source : L'Histoire La géographie fut l'un de mes premiers amours. Les cartes, avec leurs couleurs, ont de quoi ravir l'enfant de huit ans. L'auteur d'un atlas doit songer à chaque page au nombre d'informations qu'il donne à voir. Or, les cartes de la revue L'Histoire troublent le regard. Elles paraissent encombrées au point d'en devenir indigestes, voire inutiles. Si je veux montrer que les Européens ne contrôlaient que 10 % du continent africain en 1880, neuf couleurs et plein de détails alourdissent mon message. Grrr!

Délivrance de Ladysmith au Natal et échauffourée à Montréal en mars 1900

Figure 1     La Presse (Montréal), 1er mars 1900, page 1.               Les jeunesses impérialiste et nationaliste ne se contentent pas de paroles et d'écrits; elles passent aux actes (Pelleter, 1963, p. 342). Les élites anglo-protestantes et franco-catholiques de Montréal choisissent la voie du « cloisonnement institutionnel » depuis le début du XIXe siècle. Ce système, basé sur l'ethnie et la religion, réussit bien. Or, les conflits ouverts ne peuvent être tout à fait contenus. « Le plus spectaculaire survient dans le contexte de la guerre des Boers (Linteau, 2000, p. 164) (fig. 1). » Le monde anglophone se sent humilié après ses premières défaites en Afrique australe. Il est exaspéré. Il craint le « désastre d’un jour à l’autre ( La Vérité , 10 mars 1900, p. 2) ». Il pousse un soupir de soulagement le 1 er  mars 1900. Le succès à Paardeberg dans l’État libre d’Orange et la délivrance de la garnison de Ladysmi...

Le lion anglais et le taureau boer

Quand le taureau boer encorne le lion britannique, le nationaliste canadien-français se dit : « Voilà une image sympathique! »  Source :  Le Petit Journal. Supplément illustré  (Paris), 19 novembre 1899.

Lucie Pagé : compagne de route de l'ANC

En  pensée correcte , voire en  pensée unique , Lucie Pagé représente plus qu’un «témoin privilégié [1] ». La «Québécoise [2] » naît le 29 novembre 1961 à Greenwood en Nouvelle-Écosse. Pagé obtient un diplôme de premier cycle en communication de l’Université du Québec à Montréal en 1985. Elle devient journaliste, réalisatrice et écrivaine. Pagé s’avère une personnalité engagée [3] . Elle alimente un biais politique libéral et tiers-mondiste. La femme cosmopolite prêche depuis trois décennies le culte de Mandela des deux côtés de l’Atlantique. Albert Londres reste LE modèle dans la profession de Lucie Pagé. Le grand reporteur français écrit en 1929 : [J]e demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie [4] . Lucie Pagé s’écarte de...